EHESS – Journée de présentation de l’école

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Lorsqu’on est étudiant, l’école, la fac, occupe généralement une place importante dans notre vie. Lorsqu’on s’inscrit à l’EHESS et que l’on est accepté on se dit qu’on entre dans LA formation des sciences humaines en France. Alors forcément, le jour de la rentrée est un peu particulier ; d’autant plus que bien souvent nombreux sont ceux qui, dans d’autres établissements, ont déjà repris les enseignements. Il tarde alors de rentrer enfin à notre tour. Je vous propose donc ici un petit résumé de cette première journée type (9h à 18h), entièrement consacrée à la présentation de l’école.

Comme bien souvent dans ce genre de situation où on a attendu quelque chose depuis un certain temps, on a tendance à se lever plus tôt pour être sûr de partir tranquillement, voir même de partir en avance pour parer à toute éventualité. Mais pour une raison qu’il est souvent difficile à expliquer, on a aussi souvent tendance à trouver le moyen de perdre ce temps en choses futiles, au point de se demander si l’on ne sera pas en retard. Le doute s’empare alors de vous : « Vais-je y arriver ?! ».

La capitale, Paris, c’est aussi, entre autre chose, un moyen de locomotion : le métro. Et autant dire que le matin, en semaine, à ces horaires, c’est le bonheur… Mais tant bien que mal et même si on a l’impression d’avoir joué pendant un temps le rôle de la sardine, on arrive enfin et à l’heure à destination : au 105 bd Raspail.

Avant même de passer le portail, des étudiants du NPA distribuent des tracts. Puis dans la petite cours intérieure c’est le café qui nous attend. Enfin, direction l’amphi François Furet pour le début de cette journée. Avant d’entrer dans l’amphithéâtre on nous remet un petit sac en toile aux couleurs de l’école. A l’intérieur, le programme des « enseignements et séminaires », un petit fascicule intitulé « ressources documentaires », un autre intitulé « Étudier à l’EHESS », ainsi que, il faut le noter, une belle clé USB de 2Gb… Il est tout de même étonnant, pour revenir à ce petit fascicule au doux titre de « Étudier à l’EHESS », qu’une institution se sente obligée de devoir éditer un tel ouvrage. Est-ce à dire qu’étudier ici est si différent qu’ailleurs ? Pour reprendre une expression en sociologie de l’éducation, va t-il donc falloir réapprendre le « métier » d’étudiant ? Réponse dans quelques mois…

Avec un peu de retard c’est le président François Weil qui ouvre la journée, et après un rapide sondage à mains levées, il affirme la différence de l’école dans son ouverture à l’internationale (Près de 50% des étudiants sont étrangers) mais aussi par la liberté qu’elle offre à cette recherche qui est à la base ici de la transmission des savoirs. On apprend ici par la recherche entrain de se faire, on est donc loin de l’apprentissage de « savoirs stabilisés, maîtrisés ». Au contraire, il s’agira de pousser les étudiants à développer leur esprit critique, c’est pourquoi il nous invite à poser des questions aussi souvent que nous le souhaitons. Le président évoque alors l’organisation particulière de l’école, croisant formations et centres de recherches, s’appuyant sur un « ancrage disciplinaire » (Sociologie, économie, anthropologie…) et sur des « aires culturelles » (Chine, russie, Asie…) pour « penser la globalisation » tout en menant des recherches sur des terrains « situées », « localisées ».

Pour les étudiants c’est aussi la possibilité de suivre des séminaires « à la carte », et même d’en suivre plus que ce qui est demandé en fonction de nos envies (et de notre temps) car l’école offre tout de plus de 1000 séminaires. C’est aussi la possibilité de circuler entre les différents établissements, 4 en France (Paris, Marseille, Toulouse et Lyon) et 1 en partenariat à Canberra en Australie. C’est aussi la perspective d’un futur campus Condorcet à Aubervilliers pour 2016, mais en attendant l’école entretien des partenariats avec d’autres universités comme Paris 1 pour la pratique sportive, ou l’accès aux bibliothèques.

Le président rappel le choix de mission de service public qui a été fait en offrant des frais de scolarité accessible au plus grand nombre et surtout ce point essentiel qu’est la recherche, critère de sélection essentiel au sein de l’établissement que ce soit pour les enseignants ou les étudiants.

Remerciant les étudiants de leur présence il passe la parole à la directrice de la DEVE (Direction des enseignements et de la vie étudiante), Marie-Vic Ozouf Marignier. Quelle est la qualité première d’un étudiant à l’EHESS ? L’autonomie… Mais aussi ses capacités d’invention, d’imagination et sa rigueur. Le choix des séminaires est certes « à la carte », il n’en reste pas moins qu’il doit s’inscrire dans un projet et avoir une cohérence.

Suit alors un exposé sur l’histoire de l’établissement par Vincent Duclerc. Ce dernier la fait remonter au second empire, néanmoins l’institutionnalisation n’a pas lieu avant 1947 avec la création de la 6ème section en sciences sociales et économiques. Ce n’est qu’ensuite, en 1975, que l’établissement acquiert véritablement son autonomie et la capacité de délivrer des « grades ».

Viennent alors des interventions pour nous expliciter ce qu’est un master, une thèse, ou même un diplôme d’école. C’est aussi un rappel de l’irrespect et de l’inutilité à terme du plagiat : « Citer c’est remercier » nous dit l’intervenant. Sont ensuite abordé les questions de santé, de handicap, d’informatique, l’association étudiante, etc. Seul absent à l’appel, le ou les représentants du syndicat étudiant. Dommage…

C’est ainsi que prend fin la matinée. Le temps de manger un bout dans un snack juste à coté et de potasser la documentation fournie en début de journée, puis c’est la deuxième partie de journée qui démarre avec une présentation de différents ateliers qui auront lieux. Ces ateliers abordent des thèmes plus spécifiques tels que la recherche documentaire, les cours de langue, la professionnalisation, la mobilité et les possibilités de son financement, l’informatique, l’association étudiante ou encore un « atelier doctorants » d’entraide pour répondre aux questionnements propre à la recherche et à la rédaction d’une thèse (applicable au mémoire de Master).

La journée de présentation se termine. Il est 18h et tout le monde semble un peu fatigué par cette longue journée. Un apéritif accompagné de ses petits fours nous attend alors dans une des salles de l’école. Mais si au départ la vue du buffet est appétissant, on se demande tout de même si ce n’est pas un hameçon présageant du travail et du stress à venir… Au final c’est un sentiment mélangé et très contrasté que l’on ressent en sortant. D’un coté c’est l’excitation d’entrer dans un établissement qui peut nous apporter beaucoup mais de l’autre c’est peut-être le début d’une pointe d’angoisse quand à l’énergie qu’il va falloir mettre en œuvre pour s’affirmer dans sa recherche et espérer en concrétiser la réussite. Une fois mis le pied dans l’angrenage, il n’y a pas de retour possible….

Cette présentation de l’école n’a pas abordé spécifiquement l’enseignement dans lequel je me suis inscrit, le master de Sociologie Générale, suite donc demain pour entrer dans le vif du sujet… à demain !

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